Les ateliers d'impro


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Quel impact thérapeutique peut-on attendre de la participation aux ateliers ?

Mon travail commence là où celui des thérapeutes termine ! C’est-à-dire qu’il s’adresse à des personnes qui vont globalement bien mais souhaitent s’amuser, se détendre en jouant la comédie.

Comment peut-on en être sûr ?

Le signe le plus tangible en est que je ne touche pas à la vie personnelle des participants. Les saynètes qui sont proposées comme support à l’expression théâtrale sont tirées de la vie courante, commune à tous. Par exemple, nous ferons « comme si » nous étions au restaurant, à un entretien d’embauche, à une réunion de parents, au musée, …

Pour quelqu'un qui n'a jamais fait de théâtre, comment se lancer dans l'improvisation ?

En se laissant aller !

J’ai envie de citer Cécile Chavel qui écrit dans son excellent ouvrage La puissance d’être soi paru aux éditions Eyrolles en 2014 :

Chacun de nous possède une créativité absolument unique, mais, à moins d’être devenu artiste professionnel, il est fréquent que l’on ignore ou sous-estime gravement cette dimension. La créativité n’est pas l’apanage de quelques-uns mais une fonction psychique importante que nous pouvons décider d’activer en nous.

Dans mes ateliers, je propose un parcours progressif qui fait fondre les réticences éventuelles. Il y en a pour tous les goûts et pour tous les talents. Un autre passage du livre cité plus haut me semble assez parlant :

Il est fondamental de respecter la diversité intérieure qui est la nôtre, nos dynamiques d’évolution, de laisser parler des parties nouvelles de nous-mêmes, des idées inattendues, sans les censurer.

Des exemples concrets d'exercices d'improvisation ?

En début d’atelier, le groupe est en cercle, une personne se tourne vers la suivante en la saluant d’une manière originale (on peut emprunter des éléments issus d’autres cultures ou d’autres âges). Celle qui reçoit le salut répond de même puis se tourne vers la prochaine en inventant une nouvelle manière de dire bonjour. C’est à la fois simple et créatif.

En milieu d’atelier, nous faisons parfois des exercices sans paroles pour développer la communication non-verbale. Par exemple, faire un discours de rentrée académique (directeur d’école) ou bien une harangue politique (dictateur) ou encore une réunion d’actionnaires (PDG d’entreprise) sans un mot pendant deux minutes.

En fin d’atelier, les improvisations sont plus longues. Un cadre d’action est donné mais chaque participant le décline à sa sauce, en prenant soin d’écouter ce que disent les partenaires de jeu pour bâtir une histoire commune.

Un exemple? Une personne est chez elle, on sonne: une autre vient demander la permission de placarder une affiche pour la fancy-fair de l’école sur sa fenêtre. Le dialogue qui s’ensuit est souvent très drôle !

Peut-on rire de tout ?

Oui, si on garde à l’esprit le respect des personnes présentes !

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